Comment calculer une révision de loyer indexée sur l’ILC ou l’ILAT ?
La formule de révision
Nouveau loyer = Loyer en cours × (Indice nouveau / Indice de référence initial)
Exemple chiffré : révision ILC
- Loyer annuel en cours : 60 000 €
- ILAT de référence à la signature : 112,50
- ILAT au trimestre de révision : 118,20
Nouveau loyer = 60 000 × (118,20 / 112,50) = 63 040 € HT/an Soit une hausse de +5,07 %
Les 4 pièges documentés par la jurisprudence
1. Le trimestre de référence mal défini Le trimestre de référence doit être identique chaque année. Un décalage d’un trimestre — même involontaire — constitue un motif de contestation recevable. Exemple : utiliser le T3 la première année, puis le T2 la suivante fausse le calcul sur toute la durée du bail.
2. L’absence de notification pour les clauses à effet différé Si la clause prévoit une indexation automatique, le loyer révisé est dû sans formalité. En revanche, pour les clauses à effet différé, l’absence de notification écrite fait perdre le bénéfice de la révision pour les périodes passées.
3. La prescription triennale : une perte définitive En vertu de l’article L. 145-60 du Code de commerce, toute action relative à un bail commercial se prescrit par 3 ans. Toute révision non réclamée dans ce délai est définitivement perdue, sans recours possible. Sur un portefeuille de 150 baux, quelques oublis annuels représentent une perte réelle et récurrente.
4. La clause non réciproque L’article L. 112-1 du Code monétaire et financier impose que la clause d’indexation joue à la hausse comme à la baisse. Une clause uniquement haussière est illicite — sauf insertion d’un plancher à zéro, qui est lui légalement valable.