7. Focus : l’immobilier tertiaire face à la e-facturation
Dans le paysage de la réforme, le secteur de l’immobilier professionnel et tertiaire mérite une attention particulière. Sociétés de gestion d’actifs, gestionnaires d’immeubles de bureaux, promoteurs, fonds d’investissement immobilier (SIR/REIT) et administrateurs de parcs tertiaires partagent une caractéristique commune : ils génèrent et reçoivent des volumes élevés de factures récurrentes, souvent multi-locataires, multi-lots et multi-postes (loyers, charges communes, indexations, travaux…).
Des spécificités qui complexifient la transition
Pour un gestionnaire d’immobilier tertiaire, la e-facturation n’est pas seulement un changement de format : c’est une refonte partielle des processus de facturation. Plusieurs particularités du secteur rendent la transition plus exigeante que dans d’autres industries :
- Facturation périodique automatisée : les loyers et charges sont facturés mensuellement ou trimestriellement à des dizaines, voire des centaines de locataires. Chaque cycle de facturation doit désormais produire des fichiers UBL XML conformes et les router via Peppol.
- Régularisations de charges : les décomptes annuels de charges (eau, énergie, entretien des parties communes) impliquent des avoirs et refacturations complexes, dont la structure XML doit être parfaitement maîtrisée.
- TVA à taux mixtes : certaines surfaces (archives, parkings, entrepôts connexes) peuvent relever de régimes TVA différents au sein d’un même immeuble tertiaire. La rigueur du format structuré impose une ventilation explicite et sans ambiguïté de chaque ligne.
- Contrats d’indexation : les révisions de loyer indexées sur l’indice santé ou sur des indices sectoriels doivent se répercuter automatiquement dans le logiciel de gestion, qui doit ensuite générer des factures conformes sans intervention manuelle.
Point d’attention : Dans l’immobilier tertiaire, la relation entre bailleur et preneur est souvent B2B (deux assujettis à la TVA). L’obligation de e-facturation s’applique donc pleinement à la quasi-totalité des flux de facturation du secteur. Un logiciel de gestion immobilière non connecté à Peppol expose le gestionnaire à un risque de non-conformité sur l’ensemble de son portefeuille.
La e-facturation comme levier de professionnalisation
Les acteurs qui ont anticipé la réforme témoignent d’un bénéfice inattendu : la contrainte technique les a poussés à normaliser et structurer leurs données immobilières en profondeur. Numéro de lot, référence bail, période de facturation, répartition des charges : autant d’informations qui doivent désormais être explicites dans chaque facture structurée, et qui alimentent naturellement un tableau de bord de gestion plus fiable.
C’est précisément dans cette logique que s’inscrit Solare Proporty dédiée à l’immobilier professionnel et tertiaire. Conçue pour les gestionnaires d’actifs et les property managers belges, elle intègre nativement la génération de factures électroniques conformes Peppol, la gestion des charges récurrentes, le suivi des indexations et la traçabilité complète des flux financiers entre bailleur et locataires.